Le contexte

À Hamoir, cette parcelle forestière était historiquement dominée par le frêne.
Les coupes sanitaires rendues nécessaires par la chalarose ont profondément modifié le peuplement, laissant place à une reconstitution complète du massif.

Plutôt que de replanter à l’identique, le choix s’est porté sur une stratégie différenciée, adaptée aux conditions stationnelles et aux objectifs du propriétaire.

Deux objectifs complémentaires

Le projet de reboisement distingue deux zones aux fonctions différentes :

Une zone de production en bord de route. Cette partie est replantée en plein, selon un schéma structuré :

  • Alternance de lignes de Douglas et d’Épicéa
  • Une bordure de Pin de Koekelare sur la partie la plus sèche

L’épicéa, bien que non strictement en station, joue ici un rôle de gaineur pour le douglas, favorisant sa rectitude et sa dynamique de croissance.
L’objectif principal est la production forestière, dans un scénario majoritairement résineux.

Une zone intérieure orientée diversification. À l’intérieur du peuplement — en fond plus humide et sur versant sud — la stratégie est différente.
Des cellules de feuillus sont implantées dans les trouées laissées par les frênes, selon un schéma défini lors de la visite terrain.

Les essences sélectionnées :

  • Érable sycomore
  • Chêne rouge
  • Chêne pédonculé
  • Châtaignier
  • Tilleul à petites feuilles.

Ces cellules ont plusieurs fonctions :

  • Diversifier la structure du peuplement.
  • Apporter des ressources alimentaires (glands, châtaignes).
  • Offrir un potentiel mellifère (tilleul, châtaignier).
  • Favoriser le recyclage des minéraux.
  • Améliorer la structuration et la stabilisation des sols.

Une plantation mixte et stratégique

Dans le projet, nous comptons 3 essences résineuses et 5 feuillues.

La logique du projet repose sur une combinaison entre production raisonnée, diversification ciblée et résilience à long terme.

Une forêt plus robuste face aux crises

Le projet de Hamoir illustre une réalité forestière actuelle :
les crises sanitaires (comme la chalarose) obligent à repenser les peuplements.

Ici, la réponse n’est ni uniforme, ni radicale.
Elle combine production, diversification et adaptation aux conditions locales, afin de reconstruire une forêt plus stable, plus fonctionnelle et plus résiliente.

  • Reconstruire après la chalarose, diversifier pour l’avenir
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