Restaurer un écosystème fragilisé

À Haversin, sur la commune de Ciney, ce projet de reboisement s’inscrit dans la restauration d’une pessière touchée par le scolyte. Face à ce dépérissement, l’ambition est de recréer un écosystème forestier résilient. En s’appuyant sur une lecture fine des conditions du site et sur le choix d’essences adaptées à chaque zone.

Nous sommes ici en Condroz-Famenne avec un regroupement de complexes de sols de textures différentes de fortes pentes et des sols de fonds de vallons rocailleux.

La plantation a ainsi été pensée selon les potentialités de la station, avec une distinction entre zones humides et zones plus sèches.

Schéma de plantation – Haversin

Dans les secteurs humides, l’aulne glutineux et le chêne pédonculé ont été privilégiés, tandis que les zones plus sèches accueillent un mélange de pins, chênes sessiles, alisiers et sorbiers. L’ensemble est planté en mélange intime, afin de favoriser les interactions naturelles et la complémentarité entre espèces.

Il s’agit d’un projet certifié PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification). Il s’agit d’un label qui promeut une gestion forestière à la fois respectueuse de l’environnement, socialement bénéfique et économiquement viable.

Des essences au service du vivant

Certains choix d’essences répondent également à des objectifs écologiques précis.

L’aulne glutineux, par exemple, est une essence mellifère particulièrement appréciée des abeilles : sa floraison précoce constitue une ressource précieuse en sortie d’hiver. Il joue aussi un rôle clé dans l’amélioration des sols, en fixant l’azote et en facilitant l’installation d’autres espèces sur des terrains parfois compacts ou engorgés.

Station humide avec aulnes glutineux et régénération de bouleaux

Les chênes (sessiles et pédonculés), grâce à leur enracinement profond, participent à la structuration et à la stabilisation du sol, tout en produisant glands et ressources alimentaires pour la faune. Les sorbiers et alisiers, quant à eux, contribuent à enrichir le milieu en offrant fruits et habitats à de nombreuses espèces.

Enfin, sur les pins de Corse présentent un bon potentiel d’avenir dans le contexte de réchauffement climatique. Ils se situent sur les zones plus sèches ou affleurent le schiste.

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Un projet à impact mesurable

Déployé sur une surface de 1,5 hectare, ce projet rassemble 2 657 arbres et vise un stockage estimé à 250,5 tonnes de CO₂ (sur une période de 30 ans). Il s’inscrit dans une logique mêlant feuillus pour la qualité écologique du peuplement et résineux pour la valorisation du bois, dans une station considérée comme optimale pour leur développement.

Parcelle Haversin vue d’en haut

Vers une forêt plus résiliente

Le projet contribue à restaurer un écosystème fonctionnel. Il renforce la biodiversité, la qualité des sols et les services rendus par la forêt.

Lors de notre visite en avril 2026, nous avons eu l’occasion d’échanger avec le propriétaire Pierre :
Il attache une forte importance dans la régénération naturelle et en bon philosophe cohabite avec les castors qui résident au bas de sa parcelle.

 

 

Objectif principal
Restaurer une forêt résiliente, favorable à la biodiversité.

Forêt

  • Période plantation / installation
    Mars 2025
  • PEFC
    Oui
  • Nombre d'arbres
    2 657
  • Surface
    15 000 m²
  • Carbone
    250.5 T de carbone séquestrées sur 30 ans

Liste des essences choisies

Aulne glutineux 972
Chêne sessile 545
Chêne pédonculé 323
Alisier torminal 136
Pin de Corse 545
Sorbier des oiseleurs 136