La fabuleuse histoire des plantes succulentes !

À ne pas confondre avec les mousses, appartenant aux bryophytes, un embranchement primitif, et plus ancien dans son apparition sur la Planète Terre.

Non, nous vous parlons des plantes grasses, les plantes succulentes ou encore parfois, nous utilisons le genre botanique Sedum pour les décrire.

Ce qui nous fascine : leur stratégie de survie

Les plantes succulentes ne se sont pas développées comme tel pour nos beaux yeux, non. Elles doivent leur morphologie à la suite de essais/erreurs pour s’adapter à des conditions relativement extrêmes. Là où d’autres ont péri, elle a survécu. Elle s’est adaptée.

Elles se reconnaissent morphologiquement à leurs tissus, qui forment les tiges, les feuilles, parfois ses racines, et qui sont gorgés d’eau*. Bien que son nom parle de plante grasse, ce ne sont donc pas des tissus adipeux, mais c’est le résultat de formations cellulaires et d’une stratégie physiologique qui ensemble, rendent capables à la plante de retenir l’eau coûte que coûte et d’utiliser cette ressource avec parcimonie**.

Nous les retrouverons dans des milieux insolites souvent en déficit hydrique, pauvres en nutriments (milieu xérique).

Sedum âcre – © Marc Clignez

Nous vous en parlons, car c’est notre candidat fétiche lorsque nous devons travailler sur des milieux perturbés, avec des couches de sols superficielles, pauvres en éléments nutritifs et à l’aspect minéral (saxicole).

* Turgescent qu’on dit.

** Métabolisme acide crassulacéen (CAM) qu’on dit.

La dure loi de l’allocation des ressources

Son truc à elle, c’est de mettre son énergie et ses ressources dans cette stratégie de survie. Dès lors, elle ne peut pas toujours se développer en taille de manière extravagante ou rapidement, tout en étant succulente.

Son choix c’est retenir l’eau, se développer où d’autres ne peuvent le faire et la discrétion. Ne vous fiez pas à son apparence, son système racinaire lui peut être impressionnant

Bien sûr, quelques variétés/cultivars horticoles peuvent déroger à ce principe écologique. Posez-vous donc la question de sa « naturalité ». De notre côté, nous veillerons un maximum de privilégier les espèces indigènes (dans le commerce, ce n’est pas toujours évident).

Sedum sexangulare – © Marc Clignez

L’enchantement

Oui, l’enchantement est là lorsqu’un jour, alors à l’état végétatif pendant très longtemps, elle nous offre le spectacle impressionnant et fascinant de la floraison.

Parfois au printemps / été, parfois en automne / hiver.

Le truc, c’est que nous ne savons jamais trop quand : il faut qu’elles soient prêtes, matures. Certes certaines peuvent avoir une floraison annuelle, mais pour d’autres cela peut prendre quelques mois ou quelques années. Nous nous sentons alors récompensés !

Sedum album – © Marc Clignez

 

 

 

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