Chez PlantC, on aime rendre la nature accessible, vivante et parfois même un peu fun. Cette fois, c’est Aricia, notre biologiste, qui s’est prêtée à l’exercice : comment parler du bourgeon sans être trop conceptuelle ? Résultat : un mélange de poésie, de science et de good vibes.
Quand arrive la fin de l’automne, j’aime à penser que le bourgeon est vivant, il est là, bien là. Sous ses airs bourrus parfois…ou caché…mais qu’il est prêt à éclore…
Pour ce good vibe, je vous partage mon « Ode au bourgeon ».
Aricia, que se passe-t-il dans ta tête ?
Toi, bourgeon, tu peux passer inaperçu.
Toi cet inconnu, parfois minuscule, parfois bien visible.
Pourtant tu es bel et bien un organe, si complexe et si passionnant.
Protégé parfois d’écailles ou de duvet.
Tu peux être floral, foliaire…
Tout en haut, là-haut, apical,
ou proche de camarades, en renfort axillaire.
Parfois, je m’inquiète de te voir t’ouvrir trop tôt…
Je ne veux pas que tu brûles tes ailes.
Mais souvent, si je commence à te voir,
C’est que tu as repéré les signaux, que nous ne percevons pas.
J’aime à penser que tu t’es préparé à la belle saison.
Discrètement, tu t’es formé mais en hiver, tu dors, ta division est interdite, empêchée.
Mais quand reviendront la chaleur, la luminosité.
Tu sauras, tu sauras que le moment est venu, de t’exprimer.
Maintenant, regardez, regardez bien…
Le chou de Bruxelles est un bourgeon….les yeux de la pomme de terre.. c’est un bourgeon.
Et vous ?
Connaissez-vous d’autres bourgeons étonnants ?
Dites-le-nous, on adore apprendre de nouvelles curiosités végétales !


